Articles sur l'enfance

Je reçois souvent des parents qui me demandent des "astuces hypnotiques" pour aider leurs enfants dans diverses situations. D'où l'idée de créer une série d'articles dans cet esprit là.

 

Ce premier article sera consacré aux petits bobos passagers et superficiels chez l'enfant de 8-10 mois à 7 ans environ. (Cette tranche d'âge peut bien sûr varier en fonction des enfants)

 

Attention, je ne suis aucunement médecin, donc si le "bobo" est quelque chose de plus important, qui laisse des traces ou qui persiste, il faut bien sûr consulter un docteur.

Comment réagissez-vous face aux gémissements de votre petit(e) ?

Lorsque votre enfant se fait mal après s'être cogné par exemple et se plaint d'un bobo, quelle est votre réaction ?

 

Voilà deux comportements stéréotypés en tant que parent :

  • Se précipiter pour lui donner des câlins, des bisous là où ça fait mal, et lui dire "mon pauvre chou".
  • Ignorer complètement ses gémissements afin de l'endurcir.

 

Dans le premier cas, avec les câlins et les bisous vous lui passez le message que l'adulte a le pouvoir d'apaiser là ou ça fait mal. Le risque est alors de le rendre dépendant vis à vis de l'extérieur. De plus "le pauvre chou" risque de le rendre victime et ainsi de le déresponsabiliser davantage.

 

La deuxième réaction est à l'opposé : vous ignorez son bobo. Souvent la bonne intention en amont est d'endurcir votre enfant. Mais en réalité vous risquez de lui passez un autre message : "Tes ressentis, tes émotions ne m'intéressent pas". Et puisque ce sont les parents qui définissent ce qui a de la valeur ou pas, le message peut-être plutôt celui-ci : "Ce que tu ressens n'a pas de valeur". Dans ce cas, c'est son estime de soi qui peut en prendre un coup.

Vous risquez aussi de lui apprendre à ignorer ses sensations et ses émotions. Dans ce cas, le risque est de le priver dans le future d'une partie importante de lui-même.

 

Ma recommandation est fondée sur le bon sens : Si l'enfant se plaint d'un bobo alors, dans un premier temps, il ne faut pas l'ignorer, mais simplement prendre cela en compte, d'une façon mesurée.

 

Par exemple : "Ah, tu t'es fait mal ?", "Ou as tu mal ?", "Ah oui, je vois ça".

Puis incitez le, s'il sait déjà parler, à poser des mots sur sa douleur, afin qu'il s'en dissocie un peu pour la décrire.

 

Comment apaiser les petits bobos ?

Dans un second temps, voilà une astuce pour apaiser les bobos. Comportez-vous comme si le bobo était un objet matériel que vous pouviez saisir entre vos doigts.

 

Prenez donc le bobo entre vos doigts, là ou votre enfant s'est fait mal, et jetez-le au loin en disant : "à la poubelle le bobo ! tu vois ça va mieux maintenant".

 

Faites cela dans un premier temps pour lui montrer comment faire, puis incitez le à le faire lui-même (pour ne pas le rendre dépendant de vous). C'est vraiment bluffant la capacité qu'ont les enfants à réellement réduire naturellement ce qui les dérange. Une capacité que notre esprit conscient d'adulte a perdu, mais que l'on peut retrouver grâce à l'auto-hypnose.

 

Distraire son attention

Alors que nous, adultes, pouvons passer un certain temps à ruminer ce qui ne va pas, les enfants ont aussi cette chance de beaucoup moins ressasser les événements passés. Les enfants sont tellement dans le présent que lorsque vous leurs demandez ce qu'ils ont fait quelques heures auparavant, souvent, ils ne s'en souviennent pas. Quelques heures, c'est déjà le passé lointain.

 

Ainsi, plutôt que de garder son attention sur ce qui ne va pas, proposez-lui une autre activité qu'il aime, un jeu, une chanson, une course, etc. Ainsi, il passera naturellement et en général rapidement à autre chose.


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AVERTISSEMENT: Bien que je travaille en collaboration avec le corps médical ( médecins, psychiatres, … ) de ma région, je ne suis ni médecin ni psychologue ni psychiatre je ne peux donc poser aucun diagnostic. Par conséquent une séance d’hypnose ne remplace pas une consultation auprès d’un médecin. Le travail d'apprentissage par l'hypnose ne se substituent en aucun cas à un acte médical ou à des prescriptions de médicaments. Il s'agit d'un complément qui met en exergue et renforce vos ressources et stratégies pour vous conduire à un mieux être plus confortable.


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